La légende du chat qui fume. feuillet 4.

Publié le par catfoirien

 

 L'HoCopie de Copie de nouveau-2mme fut relâché par les gardes. Entre ses doigt luisait un maigre résidu de la précieuse poudre.. La tension était grande. La foule, terrorisé , retenait son souffle. Le riche seigneur, méfiant,  guettait le moindre geste qui pût lui paraitre menaçant, prêt à ordonner un massacre. Les gardes, main sur l'épée. n'attendaient qu'un  signe de leur maître pour intervenir.

 Patiemment, avec ce qui restait de poudre sur ses mains, l'homme avait fini par confectionner un petit cylindre blanc qu'il porta à  ses lèvres. Pour la premiere fois, d'un long mouvement circulaire , ses yeux scruptèrent l'assistance. Son visage restait impassible, mais l'éclat animal de son regard acéré, transperça  chacun au plus profond de son être, à tel point que certains ne purent réprimer un léger frisson.

Apres quelques minutes, une éternité à jamais gravée dans la mémoires de ceux qui en furent les témoins, l'homme enflamma, à l'aide d'une torche, l'extremité du petit cylindre qu'il tenait toujours entre ses lèvres . Il aspira profondement. Un léger nuage de fumée s'échappa de ses narines. A la seconde aspiration se répandit  une odeur jusqu'ici inconnue, à la fois âpre et douce, d'abord incommodante mais tres vite agréable. A la troisieme aspiration, la longue silhouette ondoyante de l'homme se mit à flotter au dessus du sol avant de s'embraser. Un tourbillon de feu s'éleva dans les airs et l'assistance médusée eût tout juste le temps d'apercevoir un chat noir, tenant entre ses dents le petit cylindre blanc, surgir du brasier en bondissant majestueusement , avant qu'un épais nuage de fumée n'envahisse la place. la nuit tomba d'un coup. une nuit sans lune, d'un silence assourdissant.

Certains crurent reconnaitre là un signe annonciateur de la fin des temps. Des phrases terribles furent pronnoncées, où il était question " d'une bête, qui opérait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. " *"Et qui séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer. " **A cette époque, imprégnée de religiosité, on vivait dans la crainte du diable et des enfers. Dans l'attente du jugement dernier, on se mit à prier ensemble, avec ferveur, sans distinction de classes.

Au matin, le jour se leva sous un ciel limpide. L'enfant avait repris connaissance. Le riche seigneur tint, en partie, sa promesse. Il épargna la vie des villageois, mais se garda bien de leur faire distribuer l'or. 

 

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